
Au muret, 24 heures sur 24. Présentation à venir.
Le week-end de la 2CV #15, raconté heure par heure : la pluie, la nuit, une course contre la montre dans le paddock, et quatre pilotes qui ont tenu jusqu'au bout.
Quatre pilotes qui se relaient pendant 24 heures, et un Team Chief pour tenir la baguette depuis le muret.

Au muret, 24 heures sur 24. Présentation à venir.

Présentation à venir.

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Présentation à venir.
Avant les 24 heures, une saison de fêtes, de rencontres et de préparation. Six étapes qui ont mené la #15 jusqu'à la grille.
La #15 s'expose au bord du terrain de hockey, et deux stars du hockey belge, Tom Boon et Nelson Onana, échangent le stick contre le volant.
The 40OZ met le feu au bord de la Meuse, à Liège, pour la première grande soirée de l'équipe.
Un week-end aux côtés des avions de chasse, et un duel d'aura improbable entre la 2CV et un F16 de l'armée.
Les Fat Cats en concert, puis Yellow Project aux platines, pour faire monter la température avant la rentrée.

Le tracé mythique découvert à vélo. À la force des mollets, on mesure vraiment le Raidillon.

Premiers tours sur le circuit dans la #15, retrouvée après une longue absence. Le compte à rebours est lancé.
Faites défiler les étapes vers la droite.
Le ciel à côté du récit suit la vraie position du soleil au-dessus de Spa-Francorchamps à chaque moment. La météo est celle que l'équipe a vécue en piste.
L'an dernier, tout le week-end s'était couru au sec. Cette fois, Spa nous accueille sous la pluie, une première pour l'équipe. Il faut redécouvrir la #15 sur une piste qui ne pardonne rien.
Trois séances pour les 2CV : 10:30, 14:10 et 15:40. Entre les relais, on compare nos sensations avec les pilotes des trois autres voitures de la team : les trajectoires, la température du moteur, le bon rapport à engager. Beaucoup de choses vont à l'encontre de l'instinct.
Au stand, on repère une petite fuite d'huile. La quantité est faible, et on décide de ne pas ouvrir le moteur. Mais le doute s'installe pour la suite du week-end.

Premier relais sous la pluie, et un très bon chrono à la clé : 17e temps provisoire au général. Notre meilleur tour tombe au 5e passage, encore sous l'averse.
Puis la pluie se calme, une ligne sèche se dessine, et tout le plateau accélère. La #15 progresse moins vite que les autres : des ratés moteur à mi-régime gênent les reprises, et l'équipe découvre encore l'art de rouler sur une piste grasse. On recule au classement, mais on apprend énormément.
Après les qualifs, les mécanos refont les niveaux. La voiture rentre, et la fuite est plus forte que la veille. Surprise : ce n'est pas le moteur qui perd de l'huile, c'est la boîte de vitesses. Il faut l'ouvrir. Un roulement fuit et menace de casser. Si on ne fait rien, il lâchera dans les premiers tours.
Le soleil se couche sur Spa et 110 voitures s'élancent dans la lumière dorée. La #15, elle, est encore sur les tréteaux.
La #15 s'élance enfin, dans des conditions dantesques. Il pleut à verse, on ne voit presque rien, et un ennemi plus sournois que la pluie s'invite : la buée. En quelques minutes, vitres et pare-brise deviennent opaques. L'objectif n'est plus de rouler vite, mais de survivre.
Système D. Une giclée de bière sur le pare-brise, et la buée recule pour quelques tours. Les 24H 2CV, c'est d'abord ça : l'art de la débrouille.
Les relais s'enchaînent et la concentration est totale. On passe de l'éblouissement au noir complet, et la piste disparaît sous les roues. Au prochain coup de volant, y aura-t-il encore du bitume ? La voiture glisse, vibre, flotte, parfois à pleine vitesse.
Même rentrer aux stands devient périlleux : les murs, tout proches, surgissent au dernier moment.
On passe à l'heure d'hiver en pleine nuit de course. Les pilotes de garde rejouent une heure de nuit noire, et la course dure bien 24 heures malgré une arrivée à 17:00.
Il y a enfin un problème de moins : on y voit. La pluie, elle, est toujours là, mais on accélère. La boîte tient.
On apprend à dompter la 2CV avec une main de fer dans un gant de velours : très ferme, le moteur exploité jusqu'au bout, tout en surfant sur les flaques avec doigté.
Accalmies, éclaircies, parfois une bande de sec, mais à la moindre goutte, tout redevient glissant. Il faut rester attentif à chaque tour. Les kilomètres défilent, et la #15 remonte petit à petit au classement.
J-C boucle son dernier relais avec le meilleur chrono de la #15 en poche. Olivier suit, lui qui n'aura connu que la pluie battante. Le paddock se détend et les premières bières se décapsulent. Les deux derniers pilotes, eux, restent concentrés pour aller chercher le chrono de J-C, sans succès. Stéphane passe le relais à Benjamin pour le dernier run.
Dans la même lumière dorée que le départ, 25 minutes avant le coucher du soleil, la #15 franchit la ligne. Nous y sommes arrivés.
Quatre pilotes, cinq distinctions maison. Chiffres issus du chronométrage officiel RIS.

Plus rapide que 84 % des pilotes du plateau.
70e meilleur tour sur 439 pilotes
Le plus à l'aise quand la piste se transforme en rivière.

Le plus grand nombre de tours de l'équipage.
≈ 567 km au volant, 38 % des tours de la #15
Ses 10 meilleurs tours tiennent dans un mouchoir de 1,86 seconde.
18e pilote le plus régulier sur 145 pilotes 2CV
Sortie de piste. Pas une seule, sous la pluie la plus intense du week-end.
Deux box F1, quatre voitures, une équipe, des invités. Touchez une zone du plan pour la découvrir.
Un simulateur pour vivre la nuit depuis le baquet : la buée, la pluie, les phares dans le rétro, et la giclée de bière salvatrice.
Qui fait quoi, le rythme des relais, les nuits courtes et les anecdotes du stand.
Les visiteurs, les sponsors au paddock et le week-end du gagnant du Golden Ticket.
Sans eux, la #15 n'aurait jamais pris le départ.
Aux teams voisines qui ont prêté leurs bras, leurs outils et leurs conseils. Au concepteur de la boîte à crabots, présent par miracle. À l'atelier de Trooz qui a usiné la pièce en urgence. Et à toutes celles et ceux qui ont cru que la #15 repartirait.







